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Match 28 : Courtrai - RAEC Mons : 0 - 1

lundi 25 février 2013, par Pat le Rouche , article consulté 76 fois

Un beau succès mais aussi des regrets…

  • Eliminé par ces mêmes Courtraisiens en Coupe, Mons a savouré sa revanche en championnat, samedi soir.
  • A l’image d’Arbeitman, son nouveau buteur décisif, tout le monde se bat pour tout le monde.
  • Plus efficace à l’extérieur que dans son stade, l’Albert terminera aux portes des Play-offs 1.

Courtrai. Keet, Martin, Mitrovic, Pavlovic (82e : Ulens), Oussalah, Capon, De Mets, Carevic (63e : També), Matton, Nfor (63e : Dejaegere), Chavarria. Entraîneur : Vanhaezebrouck.

Mons. Werner, Timmermans, Sapina, Lorenzi, Monteyne, Chatelle (90e : Angeli), Le Postollec, Jarju, Ntambwe, Nyoni, Arbeitman (75e : Köse). Entraîneur : Scifo.

Arbitre. Lardot.

Assistance. 7.263 spectateurs.

But. 50e : Arbeitman (0-1).

Cartes jaunes. Ntambwe, Oussalah, Carevic.

Carte rouge. 73e : Ntambwe.

Battu 1-0 par Courtrai en Coupe de Belgique, sous une pluie battante du mois de novembre, Mons a pris sa revanche sur le score inverse, samedi soir, dans la froideur d’un stade des Eperons d’or balayé cette fois-ci par un vent polaire.

Sur une pelouse calamiteuse, l’Albert a parfaitement géré la poussée initiale des joueurs locaux, qui manquèrent une grosse occasion (Chavarria, tout seul devant Werner, plaça au-dessus), avant de relever la tête assez rapidement puis de planter une banderille décisive en début de seconde période via Arbeitman, son nouveau buteur, parfaitement isolé par Chatelle, son nouvel ailier de débordement. Ajoutez-y à cela une nouvelle prestation trois étoiles d’une défense parfaitement dirigée par Grégory Lorenzi (quatrième « clean sheet » sur les cinq derniers matchs !) et vous comprendrez qu’au-delà du bonheur éphémère de ce succès peu évident à aller chercher pour son équipe, Enzo Scifo pouvait nourrir certains regrets a posteriori.

« Quand on fait le bilan général, on constate que les Playoffs 1 vont sans doute nous échapper de très peu, détaille calmement le Louviérois. D’une victoire, de deux peut-être. Alors, forcément, on se rappelle certaines défaites bêtement concédées, qui auraient pu faire la différence au bout du compte. Si on est évidemment satisfait de notre saison, ainsi, bien sûr, que de cette nouvelle victoire acquise hors de nos bases, il y aura toujours un petit arrière-goût amer en bouche. Maintenant, on doit se fonder sur nos récentes prestations pour aller de l’avant en fonction de l’avenir. On a trouvé une certaine stabilité défensive, il va désormais falloir se montrer plus ambitieux, sans doute.  »

Forcément, même si on attendra toujours de voir si le club saura se parer d’un stade à la hauteur de ses nouvelles ambitions, Mons peut d’ores et déjà, à deux journées du terme de la phase classique, tirer un bilan extrêmement positif de cette deuxième saison consécutive en D1. Le club s’est stabilisé à tous les niveaux, a vécu une saison tranquille et dénuée du stress de la descente tout en dégageant une image extrêmement positive vis-à-vis du monde extérieur. Et ce n’est pas l’exclusion – à nos yeux méritée – du jeune et fougueux Brice Ntambwe, d’abord averti puis exclu directement pour avoir fait preuve d’un enthousiasme débordant, qui y changera quoi que ce soit. 

Il suffit d’ailleurs de parler aux joueurs pour comprendre que, malgré un budget limité, un effectif somme toute assez moyen (surtout depuis le départ en Espagne de Jérémy Perbet voire celui en Angola de Matumona Zola), il fait bon y vivre, tout simplement. Cette bonne humeur communicative se ressent clairement sur la pelouse, où chacun se bat pour ses partenaires avec les moyens du bord.

« Ici, malgré mon temps de jeu réduit ces derniers mois, j’ai été superbement accueilli par le staff et mes nouveaux coéquipiers, témoigne ainsi le buteur du jour, Shlomi Arbeitman, déjà décisif à Sclessin voici quinze jours. Pour moi, c’est un critère important et je suis heureux d’avoir pu me montrer à nouveau décisif ce soir (NDLR : samedi soir), grâce à l’excellent centre de Thomas Chatelle. Marquer des buts, c’est mon job, bien sûr, mais, sans mes équipiers, je ne suis rien. Ici, tout le monde travaille pour tout le monde, c’est très agréable. » 

VINCENT JOSÉPHY © Le Soir

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